Carte blanche aux Amis du Sirius
« Le Havre et son agglomérations vont être dotées début 2013, sur le site de l'actuel cinéma classé Recherche, le Sirius (situé face à l'Université), d'un Pôle Cinéma Art et Essai comprenant 4 salles de projection et un étage réservé à l'éducation à l'image dès le plus jeune âge. L'association "Les amis du Sirius", composée de "cinéfilles et cinéfils" a pris en charge dès maintenant un travail pérenne et innovant de rencontres, stages d'analyse filmique, afin que le Grand et Beau cinéma que nous aimons continue à être montré dans les meilleures conditions.
Le Festival du grain à démoudre, partenaire de notre association est un des moments importants et unique de cette action envers les jeunes et avec des jeunes que nous souhaitons promouvoir. C'est pourquoi, nous avons accepté avec beaucoup de plaisir cette carte-blanche. »
Ginette Dislaire, Présidente
M le maudit
Mercredi 23 novembre - 20h30
Tarif 2,30€ (-25 ans), 3,80€ (plein tarif)
Un meurtrier inconnu sème la terreur dans la ville en assassinant sauvagement des petites filles. La police harcèle la pègre qui décide de faire elle-même justice…
« En 1929 Lang filme son dernier muet « Frau im Mond », La femme sur la lune, il est alors confronté à un dilemme : s'orienter vers un cinéma d'avant garde ou se lancer dans un cinéma plus ancré sur le réel en poursuivant ses expérimentations. L'idéologie, les crises sociales, la politique, la psychanalyse, vont constituer le fonds de ses œuvres futures. Il donne une interview essentielle pour expliquer le contexte de « M »: « J'ai voulu m'adapter au rythme de vie de notre époque, à sa réalité. »
C'est un classique incontournable, à la fois dans l'œuvre de Lang mais aussi dans l'histoire générale du cinéma. M le maudit est à la fracture entre un style muet grandiose, formaliste, parfois ambigu quant à son implication politique et un cinéma parlant, froid, austère, néo-expressionniste, ouvertement antinazi. Le plus extraordinaire dans ce film, 80 ans après sa sortie, c'est sa modernité, à la fois à cause des partis pris esthétiques et surtout en raison des thématiques développées particulièrement ambitieuses : le pouvoir, surtout celui qui perverti, hallucine et rend fou, les masses, que l'on manipule et l'individu, fragile et toujours en équilibre instable entre ses deux hémisphères : le bien et le mal, l'ignorance du manichéisme (nous sommes tous des coupables en puissance). La lumière et l'ombre...comme toujours chez Lang. »
Pierre Riou
















