Exposition de stenopes Patrick Galais - Du 20 au 27 novembre - Espace Culturel de la Pointe de Caux // Entree libre

ateliers stenope en Palestine
Ces ateliers sténopé en Cisjordanie ont été et sont encore proposés, à des jeunes, des étudiants, des habitants des villes, villages ou camps de réfugiés, profitant de ce rapport au monde différent qu'offre la photographie, une fenêtre ouverte où le quotidien disparait le temps d'une image, ou d'une journée passée ensemble. Mais quand on regarde mieux le choix des participants de photographier tel lieu, telle personne, ou de faire un autoportrait à tel endroit, nous pouvons constater que la notion d'identité intervient.
Ces visages, ces silhouettes semblent nous dire «Je suis ici», «Ici je suis», et les enjeux identitaires forts qui apparaissent généralement dans des ateliers sténopé participatifs prennent ici en Palestine une dimension évidemment particulière.
Patrick Galais
Connu pour ses ateliers de photographie «sténopé» en Europe, en Bosnie, puis en Palestine avec les ateliers « Liberté toujours » et après être passé par le reportage et l'architecture, Patrick Galais interroge dans la pratique la photographie documentaire contemporaine. Ses recherches documentaires, transposées depuis trois années en Palestine sous l'intitulé «Construire », questionnent l'exigence du point de vue de l'auteur photographe, artiste-témoin engagé dans un contexte politique et humain difficile.
Patrick Galais est aussi enseignant en école supérieure d'art. Né au Havre en 1961, il est diplômé de l'Ecole Supérieure d'Art de Rueil-Malmaison.
Le stenope
...ou camera oscura, est un appareil photographique primitif sans mécanisme ni lentilles, une simple boîte noire percée d'un trou. Du papier photographique argentique noir et blanc est placé dans la boîte et servira de négatif. Cet outil pédagogique et artistique permet alors des créations collectives en ateliers, grâce à un vocabulaire et une technique photographique simples, à la portée de tous. On parcourt tout le processus de la création d'une image, à commencer par la fabrication de son appareil, de sa boîte. Viennent ensuite les prises de vues, avec leurs longs temps d'exposition, en de joyeuses déambulations propices à la contemplation, à la rêverie, et à regarder le monde d'une autre manière devant l'évidence de la lumière. Puis les développements en laboratoire, un espace intime en lumière rouge où les attentions et les paroles échangées sont au moins aussi importantes que les images obtenues.

















